Reliques de rangement #1

25 octobre 2009 par Pandoryk

Du haut de mes presque 24 ans, je me suis retrouvé à faire beaucoup de rangement et je suis tombé sur plusieurs documents particulièrement intéressants. Enfin surtout de mon point de vue évidemment. Néanmoins, je pense que certains valent le coup d’œil.

Pour débuter cette sélection (que je ne continuerai peut-être pas, je n’en sais rien), je vais vous recopier un texte que j’avais écrit il y a maintenant 5 ans et demi. Je vais vous remettre dans le contexte. A l’époque j’étais en prépa, dans un internat, et j’avais réagi vivement face à une privation de liberté. Ce n’était pas quelque chose de fondamental. En fait, certains soirs des pions passaient pour vérifier qu’on était bien dans notre chambre (vers 23h si je me rappelle bien) et, à partir du moment où l’on ne répondait pas, on était noté comme absent (alors qu’on pouvait simplement être en train de dormir). Je voyais là-dedans une demande implicite de rester éveillé jusqu’à au moins 23h au cas où il y ait un appel, alors qu’en prépa certains jours sont très chargés et demandent de travailler énormément jusqu’à 3h-4h ce qui nécessite une récupération le jour suivant (si possible). Bref, j’ai profité des murs du couloir où se trouvait ma chambre pour patafixer des messages, poésies, etc. à propos de la liberté, en restant correct et même drôle, et, après des dérives d’autres internes (et des messages non acceptées par l’administration en charge de l’internat), je deviens le coupable idéal pour avoir créer ce phénomène. Résultat : exclusion durant une semaine et interdit d’internat l’année suivante.

Après tout cela, je m’étais amusé à écrire un texte que j’ai gardé pour moi, le voilà :

Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si je ressemble encore à cette image que les nombreux journaux à scandale ont divulgué, mais bel et bien de comprendre qui je suis, et pourquoi j’ai fait tout cela. Il est vrai que je ne suis qu’un pion aux mains de cette effroyable administration et que c’est précisément contre elle que je me suis révolté, entouré par de multiples sympathisants, représentants d’un avenir serein.

Un monde nouveau ça ne se construit pas seul, il faut tout d’abord de la volonté et du courage. Mais il faut avant tout y croire, penser qu’il n’est pas trop tard, que le meilleur reste à venir si nous nous engageons dans cette lutte pour la liberté. L’escalier du bonheur n’attend plus que des bras pour déposer chacune de ses marches. Et c’est ensemble, en unissons nos efforts et nos capacités, que nous y arriverons.

Pour cela, il faut naturellement une excellente organisation collective. Mais ce n’est pas qu’à moi que cela tient, j’ai des idées certes, mais je dois avant tout les confronter avec les vôtres, et ainsi faire un tri important mais nécessaire. La sélection qui en résulte, ce sera notre choix à tous.

“Croire en chacun de nous pour en finir avec l’injustice.”

Formidable, non ?

Un brin de poésie

13 septembre 2009 par Pandoryk

Ce n’est peut-être rien.
Peut-être.
Mais le pessimisme n’est qu’un vaurien,
Que le temps fera disparaître.

Juste un espoir naissant.
Espoir.
La volonté d’agir sur le présent,
Pour vivre et faire plus qu’y croire.

Le chemin lumineux.
Chemin.
Quelques pas pour se retrouver à deux,
Un avenir main dans la main.

Merci et au revoir.
Merci.
Ainsi je serai un simple regard,
Qui aurait préféré un oui.

Chimera Music – Release No. 0

9 septembre 2009 par Pandoryk

Complètement par hasard alors que je faisais un (long) tour à la FNAC, je suis tombé en ce jour placé sous le signe des Beatles sur un petit bijou musical. Il s’agit d’une compilation de titres du nouveau label de Sean Lennon : Chimera Music.

Vous pouvez écouter des morceaux sur le site : http://www.chimeramusic.com/

En cas d’affluence, ne pas utiliser les strapontins…

24 juillet 2009 par Pandoryk

A part si vous allez au théâtre, mais là en général vous savez que vous avez payé pour un strapontin.

D’un référentiel temporel à travers l’univers

30 juin 2009 par Pandoryk

En général, j’ai l’impression que les réponses de cette question sont données un peu rapidement. Mais comment ferons-nous pour établir une date unique valable partout à travers l’univers lorsque nous auront l’immense plaisir de connaître des voyages spatiaux réguliers, avec notamment des autres planètes vivables où une partie de l’humanité écoulerait des jours heureux ?

photo faite à Prague par simpologist

Si on se base par rapport à ce qu’on fait maintenant sur notre planète. On a fixé une ligne du pôle nord au pôle sud passant par Greenwich que l’on considère comme référentiel, on a découpé la planète en plusieurs segments afin de respecter un minimum la position du Soleil par rapport à l’orientation de la Terre et ainsi d’avoir +/- 12h d’écart avec notre référentiel. Donc chacun son heure précise, mais si on veut préciser l’horaire d’un événement à travers le monde, c’est extrêmement simple. Néanmoins aujourd’hui, on a plus tendance à dire : “telle chose est arrivée à 9h du matin, heure de New York, donc à 15h, heure de Paris.”

Sur une autre planète, il conviendrait de faire un système similaire en s’adaptant à la vitesse de rotation de la planète sur elle-même et autour de son étoile, etc. ce qui peut déjà être très éloigné ce qu’on a sur Terre. Alors imaginons maintenant que la vie soit possible sur le satellite d’une planète, comme Europe par exemple, comment considérerions-nous le temps ? Puisque l’exposition à l’étoile serait irrégulière au fil des “jours” et la lumière projetée par les autres satellites et la planète serait considérable créant au final des cycles jour/nuit de longueurs extrêmement différents. Pas évident. Ce serait certainement du même acabit que lors de séjours prolongés dans l’espace. C’est-à-dire qu’on se baserait sur l’horaire de la planète avec laquelle on communique.

Mais serait-il envisageable d’organiser un référentiel temporel à travers l’univers. Sorte de Greenwich galactique ?

Nous avons vu que les heures employées dépendent directement de notre planète. Alors que dans l’espace, rien de tout cela. L’idée d’une matérialisation spatiale d’un référentiel temporel n’a pas, pour moi, de sens ou de crédibilité. Il n’y aurait donc pas de fuseaux horaires spatiaux mais un temps qui s’écoulerait à partir de tel moment sous une forme précise. Mais alors sous quelle forme ?

Aujourd’hui, en considérant nos habitudes de sommeil et d’alimentation, il serait plutôt logique de prendre un modèle temporel similaire à celui que nous avons sur Terre. Mais cela poserait des problèmes avec l’évolution génétique probable de ceux qui vivent depuis plusieurs générations sur d’autres planètes et la cohabitation avec des entités extra-terrestres adaptées à leur monde. Ces contraintes imposent de trouver une nouvelle façon d’établir notre vision du temps pour la rendre adaptée à tout le monde. Les regroupements que nous avons faits (1 minute = 60 secondes ; 1 heure = 60 minutes ; etc. ) n’auraient alors plus la même portée. Difficile d’imaginer que notre système décimal sera partagé par tous. Par contre il est plus probable que le principe de l’unité soit partagé. Mais à quelle unité s’intéresser : la seconde ?

A travers l’horloge atomique, il a été établi que “La seconde est la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les niveaux hyperfins F=3 et F=4 de l’état fondamental 6S½ de l’atome de césium 133″. (Source Wikipédia)
Mais rien ne nous assure que la seconde sera acceptée comme unité de base pour un référentiel temporel universel (RTU). Je pense qu’il serait plus judicieux de s’attacher à une nouvelle vision du temps prenant en compte un phénomène “simple” et perpétuellement vrai dans l’espace. Je laisse le soin aux spécialistes de définir le moment venu la parfaite conceptualisation d’un temps nouveau.

Au niveau des regroupements pour avoir une lecture simple du temps, et donc apporter une dimension cyclique avec incrémentation d’une autre donnée. La question est extrêmement délicate. En tant qu’humain, un multiple de 10 ferait parfaitement l’affaire, mais pour un extra-terrestre, imaginons qu’ils comptent avec une base 6 (avec leurs propres signes évidemment), c’est-à-dire : 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 10 ; 11 ; 12 ; 13 ; 14 ; 15 ; 20. On serait alors confronté à une divergence culturelle. Mais le progrès technique nous a montré que nous avions la capacité de sortir des carcans du décimal pour nous faciliter la tâche. Je pense notamment au monde informatique qui utilise le binaire et l’hexa avec grande facilité et qui est, pour les initiés, tout aussi recevable qu’une base décimale. La base binaire est le regroupement le moins intéressant mais dont on est sûr de partager la connaissance puisqu’il se base sur un état Oui/Non ou Tout/Rien. Néanmoins en continuant sur l’idée d’un progrès tout aussi conséquent chez nos amis provenant d’un autre monde, la connaissance de l’hexa ou plus généralement d’une base multiple de 2 est très vraisemblable. Maintenant pour déterminer laquelle utiliser et pour quel regroupement, c’est une autre histoire.

L’écriture pose le dernier problème à mon avis, mais comme toujours, la solution réside dans la simplicité. Symboliquement, le point ou le trait sont les plus simples figures réalisables et compréhensibles. Un assemblage, non pas à la façon du code morse, mais dans une combinaison simple des différents traits comme + ou _ ou L voire même V.

Pour finir, je fais peut-être fausse route, mais dans ce partage du temps je trouve qu’une forme épurée de l’horloge circulaire est la plus à même pour répondre à cette condition d’acceptation entre les peuples. Non ?

Le Tournoi des Héros

12 juin 2009 par Pandoryk

Et oui, il est bien question d’un jeu aujourd’hui, et qui plus est, d’un jeu en ligne. Alors je vous vois venir : “A tous les coups c’est un jeu du genre labrute.fr ou on lance des combats sans avoir d’influence… ce qui va quelques jours mais qui devient vite ennuyeux tout de même.”

Eh bien non ! Le Tournoi des Héros (TdH) est un jeu de duels où chaque joueur dispose des points d’attaque et de défense sur chaque manche, l’objectif étant de remporter les manches pour en avoir plus que l’autre, ou à défaut, avoir frappé plus fort. Et, puisque remporter des duels à droite ou à gauche, c’est gentil mais niveau ambition c’est pas énorme, les événements hebdomadaires organisés au sein du TdH sont des tournois (oui oui comme son nom l’indique) où plusieurs dizaines de héros s’affrontent pour n’en voir qu’un gagner (en ce moment on a des tournois de 192 avec plus de 150 héros avérés).

Et ce n’est pas tout, le TdH est également un jeu très tourné Role-Play et vous incarnerez donc le héros de votre choix. Si le RP vous plaît, vous pourrez même affronter d’autres héros dans des compétitions de tchatche déjantés. La liberté est grande, le jeu ne prend pas beaucoup de temps si vous n’en avez pas énormément, la dimension RP étant conseillée mais pas nécessaire.

Si je vous parle de ce jeu, c’est parce que je l’ai découvert il y a longtemps maintenant, qu’il a bien évolué depuis, et qu’il est, à présent, beaucoup moins inégal et aussi amusant qu’avant.

Bien des surprises vous attendent si vous vous décidez à franchir le pas, alors un conseil, affrontez moi (en cliquant sur l’image ci-dessus) et rejoignez les rangs d’Heroville !

Question sur le nombre de points minimum à récupérer pour échapper aux dernières places en football

3 juin 2009 par Pandoryk

Le titre est un peu long, mais c’est difficile d’être plus synthétique. La question est de savoir combien de points il faut au minimum pour ne pas terminer dans les dernières places d’un groupe, d’une poule ou d’un championnat de football. Le raisonnement s’applique ici exclusivement aux sports qui répondent à ces critères :

  • PointsVictoire + PointsDéfaite > 2 x PointsNul
  • Valeur fixe de points pour les victoires, nuls et défaites
  • Nombre total de matchs pair

Afin de répondre à cette question délicate, on peut d’abord être effrayé à l’idée d’imaginer tous les cas imaginables afin d’établir le minimum de points requis et retenir juste le maximum des minimum. Mais plutôt que d’entrer dans ces fastidieux calculs, posons-nous ces questions : Quel est le cas le plus défavorable qui maximiserait les points des derniers et qui, de la même manière, diminuerait les points de la première partie du tableau ? Y’a-t-il un cas où tout le monde peut être à égalité par exemple ?

Eh bien oui. Imaginons une poule de 8, composée de A, B, …, G et H. Il est possible que chaque équipe gagne à domicile et perde à l’extérieur. Ce qui fait un total de 21 points pour chacune des équipes (et donc un classement sur le goal average), et il n’y a pas de cas plus défavorable, car un nul distribue moins de points qu’une victoire et également parce que tout gain de point(s) se paye par une perte de points pour une autre équipe, ce qui ne fait qu’éloigner les extrémités du tableau.

Afin d’être sûr d’éviter les dernières places (synonyme de relégation ou d’élimination), il faut donc avoir au moins la moitié des points récupérables sur tous les matchs + 1 point.

Inversement, si vous perdez au moins la moitié des points récupérables sur tous les matchs + 1 point, vous rendez inaccessibles les premières places.

vs A B C D E F G H vs A B C D E F G H
A L W L W L W L A W L W L W L W
B W L W L W L W B L W L W L W L
C L W L W L W L C W L W L W L W
D W L W L W L W D L W L W L W L
E L W L W L W L E W L W L W L W
F W L W L W L W F L W L W L W L
G L W L W L W L G W L W L W L W
H W L W L W L W H L W L W L W L

Ces nombreux regards

11 mai 2009 par Pandoryk

Nous sommes tous sujets à des regards plus ou moins insistants provenant de parfaits inconnus. Nous ne sommes pas non plus innocents, nous regardons, observons les gens qui nous entourent en cherchant régulièrement un contact visuel. Mais pourquoi ? Combien de personnes auront nous dévisagé et oublié peu de temps après ? J’ai du mal à envisager que nous ne soyons pas à la recherche de quelque chose à travers tous ces regards lancés.

Voulons-nous nous rassurer en voyant des monsieur et madame Toutlemonde ? Cherchons-nous des personnes attirantes pour en apprécier la beauté ? Ou alors est-ce juste une curiosité commune qui nous pousse à vouloir savoir qui nous regarde et qui fait quoi ? Ou alors une recherche de distraction ?

Mais peut-être que tous ces regards ne sont qu’empathie, que nous recherchons à trouver un semblant de compréhension mutuelle chez ces personnes avec qui l’on “partage” un moment. Mais il est également envisageable la volonté d’aboutir à une connexion métaphysique. Vous savez, quand vous découvrez quelqu’un et que vous sentez que ce n’est pas n’importe qui.

Ou peut-être que est-ce un peu tout ça.

J’ai rêvé de chaos et de destruction

4 mai 2009 par Pandoryk

En plein crépuscule dans un endroit en bonne partie vide, j’étais assis sur un banc face à une route. Il y avait une grande quantité d’herbe autour de moi et l’horizon était formé par une forêt. La seule trace humaine visible était cette route. Pourtant je n’observais pas les voitures ou camions qui pouvaient passer. Non. L’air était vide de tout son et dans ce calme angoissant, je préférais observer le ciel. Paisiblement je remarquais que les quelques avions étaient en difficulté. Ils avaient des formes originales, l’un d’eux me faisait penser au mélange entre l’USS Enterprise et un dirigeable. Ils semblaient indiquer un dysfonctionnement plus qu’une peine face à une météo difficile et, croyez-moi, de les voir voler si bas, avec des trajectoires plus que douteuses, je sentais l’inquiétude montée peu à peu. Il y avait une telle proximité tout d’un coup que je n’étais vraiment plus à l’aise.

L’orage était là, mais il ne pleuvait pas, ni ne tonnait. Tandis que je me retournais face à la route, j’échappa de justesse, par un réflexe hors du commun m’emmenant 3 mètres plus loin, à un accident qui m’aurait été fatal : une camionnette n’avait pas tourné pour percuter puissamment ce banc sur lequel j’observais jusque là ce spectacle chaotique. La peur dans toute sa simplicité m’obligea ainsi à regagner mon chez moi. Une fois à l’intérieur après une belle ellipse temporelle, je ressentais de la surprise et de la crainte en voyant la pluie recouvrir les vitres et effacer le monde extérieur. Puis je me disais, seul dans ce salon modeste : “Alors, c’est la fin?”

Le fansub : Impact positif ou négatif? (2)

4 mai 2009 par Pandoryk

Outre l’effet financier du fansub (vu dans un post précédent), il est intéressant de voir le fansub à travers sa dimension sociale, car il y a, là aussi, un impact important.

Vis-à-vis de mon expérience personnelle (que je concentrerai sur les animes, mais qui ici est tout aussi valable pour les séries télé étrangères, notamment américaines), les premiers animes que j’ai vu étaient à la télévision au Club Dorothée, principalement du Dragon Ball Z même si j’en ratais pas mal, surtout dans ceux du début, ce qui fait que j’arrivais comme un cheveu dans la soupe au sein de l’histoire et j’avais une juste légère addiction. Mais la télévision impose une contrainte fondamentale (bien qu’elle ait tendance à disparaître avec la Catch-up tv), celle d’un horaire précis de diffusion. Le fait de ne pas toujours être disponible fait qu’on se détache plus facilement d’un anime.

La possibilité de télécharger les épisodes en ligne (depuis quelques années maintenant) a complètement changé la donne. Si on s’en donne la peine, on a la possibilité d’avoir une quantité de contenu absolument énorme. Pour une jouissance de ce contenu dans l’esprit traditionnel du fansub, les différents animes auxquels nous avons accès sont, soit très récents, soit non licenciés car considérés comme commercialement peu intéressants, et cela représente une quantité vraiment très impressionnante. Chaque épisode est visionnable quand on le souhaite, d’où la liberté de les regarder quand on a un moment de libre… ou plutôt de se créer des moments pour regarder ses animes. Et qui dit créer, dit plutôt remplacer des moments “creux” par des moments “animes”.

La difficulté vient maintenant de l’addiction qui est créée par ces épisodes et qui peut entraîner une non-flexibilité dans l’espace alloué au visionnage d’animes… ou plus simplement, que le spectateur s’impose les animes au moment où il l’a prévu sans que rien ne puisse modifier ses projets. On se retrouve devant la question du bonheur, où le plaisir est presque garanti face à différents épisodes, et beaucoup plus imprévisible socialement. La coupure du lien social pour se consacrer exclusivement à du contenu est, traditionnellement, considérée comme mauvaise et dangereuse. Le sujet du post n’est pas de déterminer si c’est véritablement nocif (ce qui pourrait être un autre sujet), mais de mettre en avant que la richesse rendue accessible par le fansub (qui utilise avec brio différents moyens de distribution) a provoqué une vraie modification du comportement chez les consommateurs.

Parce que l’addiction n’est jamais une bonne chose en soi car elle s’oppose à la volonté, on peut affirmer que l’accès à du contenu addictif amplifie la marginalisation. Le fansub a donc un impact néfaste (en ce sens où elle rend accessible un contenu) sur certaines personnes qui ne peuvent pas s’arrêter de décrocher. Mais, en ce qui concerne celles qui profitent abusivement de cet incroyable contenu sans pour autant ressentir un manque ou un besoin insatiable de passer toujours plus de temps à regarder des animes, on ne peut pas, à mon sens, incriminer le fansub, puisque la consommation intensive relève du choix de celui qui regarde. Cependant la limite avec l’addiction est fine.

Après ça, le fansub démontre bien avoir un impact négatif sur certaines personnes qui se caractérise par un besoin de voir toujours plus, mais il n’est pas question de blâmer le fansub pour autant puisque ce genre d’addiction se retrouve dans d’autres contextes et le fansub ne participe qu’à l’accessibilité du contenu et n’est en aucun cas responsable.

D’un autre côté, évidemment, le fansub permet à un contenu intéressant, très varié, d’avoir une visibilité ce qui, comme tout contenu, génère une source de discussions, un contact social. J’ai ainsi pu avoir des discussions très captivantes sur certains animes. Mais néanmoins, bien qu’il y ait un contact social créé vis-à-vis ce qui a pu se passer dans tel ou tel épisode, la plupart des animes sont regardés en solo (exceptés parfois pour les animes populaires comme One Piece ou Naruto). Bien que les gens partagent le même intérêt, il n’est pas rare qu’ils ne le partage dans une discussion pré- ou post-visionnage. Bien que ce soit le contenu lui-même qui soit la source des conversations, le fansub rend ce dialogue possible. Et ça c’est tout à fait positif !

Plus fort encore, les équipes qui s’occupent de sous-titrer ces épisodes sont de plus en plus nombreuses (même si certaines ne durent qu’un temps), et de nombreuses petites communautés se forment ainsi, apportant ainsi une nouvelle vague de communication orientée animes et fansub.

En bref, hormis les situations de dépendances rendues possibles par le fansub mais dont la responsabilité tient plus du spectateur ou du contenu, une interaction concernant ces contenus est rendue possible pour notre plus grand bonheur.